9 March 2020 bfr-be_com-2k20

Les chiffres
et leur perception

La Fédération Bancaire Française a récemment publié une étude dans laquelle elle se félicite du bon accompagnement au financement des entreprises par l’ensemble du système bancaire.

Les chiffres qu’elle publie sont éloquents :

  • 1,1 million de PME se financent par le crédit
  • A fin septembre 2019, le montant des encours cumulés de crédits destinés aux entreprises s’élevait à 1.054 Milliards d’euros, soit une hausse de 6,4% sur 1 an
  • Pour le seul mois de septembre 2019, c’est 27 Milliards d’euros de nouveaux crédits distribués aux entreprises
  • Et sur 1 an : 330 Milliards d’euros de crédits nouveaux

A la lecture de ces chiffres, on pourrait se dire que la situation est idyllique.

Or, la perception qu’en ont les dirigeants d’entreprise et leurs actionnaires est bien plus nuancée.

En effet, nous avons tous à l’esprit des exemples d’entreprises qui, quelle que soit leur taille, rencontrent des difficultés dans leur recherche de financement.

Alors comment expliquer cette distorsion entre des chiffres qui sont objectivement encourageants et leur perception qui l’est beaucoup moins ?

A cette question, cette étude apporte quelques éléments de réponse.

Tout d’abord 60% des PME ont utilisé, au cours des 3 derniers mois, les lignes de crédit dont elles disposaient. En d’autres termes, les lignes de crédit si abondamment distribuées vont en grande partie vers des entreprises qui en ont partiellement besoin.

Ensuite, 1/3 des TPE n’ont pas eu de réponses satisfaisantes et le plus souvent des refus à leur demande de crédit de trésorerie.

Enfin, 1% des entreprises n’ont pas fait de demande de crédit à cause d’un éventuel refus. Si ce chiffre parait faible, cela représente tout de même 45.000 entreprises.

En 2008, les pouvoirs publics avaient mis en place le dispositif de la médiation du crédit, dans le but de ne pas laisser les dirigeants d’entreprises seuls face à leurs banquiers en cas de suppression ou de refus de l’obtention de lignes de crédit. Et ce dispositif a eu un certain succès. D’ailleurs l’étude de la Fédération bancaire française indique que les recours aux médiateurs n’ont jamais été aussi bas.

Mais nous pensons qu’il est préférable d’avoir un accord.

Et dans cette étape, l’expertise de professionnels qui sauront faire coïncider le besoin de l’entreprise et les impératifs des établissements de crédit en matière de risque est un gage de succès.


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